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La Beaudelie - Samedi 15 juillet 2017 - 20h00
Récital de piano

Jay Gottlieb

Né à New York, Jay Gottlieb a étudié à la High School of Performing Arts, à la Juilliard School et à l'université Harvard, d'où il sort avec le diplôme de Master of Arts. Il travaille avec des pianistes majeurs du xxe siècle, parmi lesquels Robert Casadesus ou Yvonne Loriod, et des compositeurs tels Nadia Boulanger, Olivier Messiaen, Giacinto Scelsi, John Cage, George Crumb.
Il a créé de nombreuses œuvres pour le piano, dont quantité d'entre elles lui sont dédiées. On peut citer: Jay, pour piano et sept cuivres de Franco Donatoni, Les Études de Maurice Ohana, Gemelli, de Sylvano Bussotti, Voyants, de Barbara Kolb, Etude de Magnus Lindberg, Gottlieb Duo de Ralph Shapey, Concerto-Fantaisie de Betsy Jolas, Étude-Variation de Gilbert Amy, Jazz Connotation de Bruno Mantovani, le Concerto pour piano de Régis Campo, le Concerto pour Piano d'Antonio Chagas Rosa. Parmi les chefs d'orchestre avec qui il a travaillé, on peut citer Pierre Boulez, Seiji Ozawa, Kent Nagano, Michael Tilson Thomas, Aaron Copland, Lukas Foss, Gunther Schuller, Robert Craft, John Nelson, Gilbert Amy, Arturo Tamayo, Michel Plasson, Diego Masson, Paul Méfano, Pascal Rophé, Luca Pfaff, Denis Cohen, Ronald Zollman, Laurence Equilbey.



Giacinto Scelsi
  4 Illustrations 

Franco Donatoni  Françoise Variationen (extraits) 

Maurice Ohana  3 Préludes 

Maurice Ohana  4 Etudes 
-Cadences libres
-Quintes
-Contrepoints libres
-Troisième Pédale

ENTRACTE

Morton Feldman  Extensions 3

John Cage  Ophelia

Alexandre Scriabine  3 Préludes, Op. 74 

Nicolas Obouhow  6 Pièces
-Le Temple est mesuré, l’esprit est incarné
-Reflet sinistre
-Prière No. 3
-Néant
-Inspiration sublime
-Invocation II
Luciano Berio  Luftklavier

George Crumb  Processional

Stefan Wolpe  Stehende Musik



Les rencontres de la tour de guet - 3ème édition
Les univers microtonaux
quels concepts musicaux pour l’infrachromatisme ?

La Beaudelie - du 19 au 21 juillet 2017


La Beaudelie - Mercredi 19 juillet 2017 - 20h30

Concert Deux pianos en quarts de ton

Bruce Mather et Dominique Roy, pianos quarts de ton

Bruce Mather (Toronto, 1939) Compositeur, professeur, et de plus remarquable pianiste, Bruce Mather est à l'origine de nombreuses créations. Après de brillantes études musicales au Canada, il reçoit une bourse du conseil des arts qui lui permet de venir étudier au Conservatoire de Paris auprès notamment de Darius Milhaud et Olivier Messiaen. Il fréquentera Ivan Wyschnegradsky lors de ses séjours parisiens. En 2000, il achète un piano en 16ème de ton qu'il prête en permanence au Conservatoire de Montréal afin de le rendre accessible aux compositeurs et interprètes qui s'y intéressent. De 1966 à 2001, Bruce y enseigne la composition et l'analyse à la Faculté de musique de l'Université McGill.

Louis Dominique Roy a fait ses études en piano avec Helmut Blume à Montréal et avec Harald Ossberger à Vienne. Il est présentement enseignant au Cégep de St-Laurent. Son travail auprès de chanteurs et instrumentistes l'a amené à se produire en récital à travers le Canada et dans plusieurs pays d'Europe. Il fut le pianiste du Choeur St-Laurent et des choeurs de l'Orchestre symphonique de Montréal pendant douze ans, où il travailla régulièrement avec des chefs de réputation intemationale tels que Kent Nagano, Charles Dutoit, Zubin Metha, Jean-Claude Casadesus, Michel Plasson, Jacques Lacombe et Eliahu Inbal. Il participa à la préparation du Requiem de Krzysztof Penderecki lors de son passage à Montréal. Inspiré par les gens qu'il côtoie ainsi que par certâines lectures, il aime s'adonner à la composition. Il est l'auteur de nombreuses mélodies sur des textes québécois, de pièces pour piano ainsi que de pièces de musique chorale. Dominique Roy est professeur de piano au Cégep St-Laurent.



Estelle Lemire (Canada 1960)  Alternances (2011)
 
Bruce Mather (Canada 1939)  Hommage à Wyschnegradsky (2009)

Antoine Villedieu (France,1982)  Instants Figés (2015)  

Ivan Wyschnegradsky (Russie 1893 - 1979)  24 préludes, opus 22 (nos. 5,7,16,20,24)



La Beaudelie - Jeudi 20 juillet 2017 - 20h30
Concert Cordes microtonales

Renée Geoffrion, clavicorde
Estelle Lallement et Filipe Marquès, Guitares

Renée Geoffrion, née en 1966 à Montréal, débute le piano à l'âge de 4 ans. Après des études au Conservatoire de Musique de Montréal, elle vient en France de 1985 à 1987 pour suivre des leçons d'interprétation, ainsi que d'accord de pianos.
De retour au Canada, elle obtient le « Bachelor » (Bac+5) à l'Université McGill, avec haute distinction en 1991, et un « Master » (DEA) à l'Université de Montréal, en 1993. Elle suit ensuite la classe de pianoforte et de clavicorde de Patrick Cohen au Conservatoire Supérieur de Paris (CNR), dont elle obtient le diplôme en 1998.
Depuis 1992, après un travail sur le tempérament dans la musique pour le pianoforte de Mozart, elle se passionne pour les instruments anciens à clavier. Son entreprise « Una Corda », installée en Limousin sur la sollicitation de l'Ensemble Baroque du Limousin, s'occupe de restauration de pianofortes, de fabrication de clavicordes, ainsi que de nombreux projets pédagogiques en France et aux États-Unis.
Renée Geoffrion s'emploie corps et âme à la promotion du clavicorde. Elle se produit régulièrement en public en France et à l'étranger, au clavicorde seul, forme le duo « Alliance contre Nature » avec Louis–Philippe Rivet, à la guitare basse éléctrique, et joue en quatre mains avec Guy Campion. Elle a déposé le brevet d'invention du clavicorde électro-acoustique en avril 2002, délivrance en juillet 2004.

Estelle  Lallement  et  Filipe  Marques  partagent  leur  aventure  artistique  depuis  1998.
Diplômes Supérieurs de l'Ecole Normale de Musique de Paris, ils sont finalistes des Concours Internationaux de Sassari (Italie) et de la Semaine de Paris autour de la Guitare à Radio-France.
Interprètes enthousiastes de la musique d'aujourd'hui, ils sont dédicataires d'oeuvres contemporaines.
Ils créent Ibilkerak de Félix Ibarrondo, pour deux guitares solistes et ensemble instrumental, avec TM+, sous la direction de Laurent Cuniot,  Beta Persei de Jean-Marc Chouvel et Surgiendo del mar de
Sofia Martinez, au festival Carmelo Bernaola (Espagne).
En 2016 Francisco Luque leur dédie Le vol des oiseaux pour deux guitares accordées en quarts de ton.
Depuis 2013, Estelle Lallement et Filipe Marquès explorent, en collaboration avec Pascale Criton, les potentialités de la guitare microtonale accordée en 12ème de ton, et créent Trans pour deux guitares,
à Paris en 2014.
lls reçoivent les conseils de Helmut Lachenmann et du guitariste Wilhelm Bruck, à Cologne, pour leur interprétation de Salut für Caudwell.
Ils sont invités par Edith Canat de Chizy, à interpréter ses Suites et Anonyme XXème Siècle de Maurice Ohana, sur France-Musique, lors de l'émission Cordes sensibles de Jean-Michel Damian, qui lui a été consacrée.
La  recherche d'un répertoire étendu les conduit à transcrire des oeuvres de la Renaissance à nos jours, auxquelles ils apportent un éclairage inédit, parmi lesquelles on peut citer, des pièces d'Antonio de Cabezon, la 6ème Partita pour clavecin de Johann Sebastian Bach, des sonates de Domenico Scarlatti, des extraits d'Ibéria d'Isaac Albéniz, la partie de clavecin de Senfkorn de Klaus Huber, en collaboration avec le compositeur
Le duo Lallement-Marques est régulièrement invité à se produire, à la radio, lors de festivals et de saisons musicales.


Louis Philippe Rivet (Canada 1965) Nomoi of the Great Olympian divinities (2006)
Renée Geoffrion, clavicorde

Pascale Criton (France 1954)  Trans (2014 - 2016) pour 2 guitares accordées en 1/12e de ton
Estelle Lallement et Filipe Marquès, Guitares

Sofía Martínez (Espagne 1965) Musique pour une chambre à soi
pour 2 guitares accordées en 1/8e de ton
Estelle Lallement et Filipe Marquès, Guitares



La Beaudelie - Vendredi 21 juillet 2017 - 20h30
Concert Micro-intervalles

Jean-Étienne Sotty et Fanny Vicens, accordéon
Jean-Michel Bardez, piano et Jean-Marc Chouvel, clarinette

X.A.M.P / Projet de musique et d'accordéon augmentés unit Fanny Vicens et Jean-Etienne Sotty dans un duo de création musicale contemporaine. Un duo d'interprètes, mais aussi un duo de chercheurs et d'inventeurs. Chercheurs puisqu'ils travaillent à la découverte et à l'élaboration de nouvelles sonorités, de nouveaux moyens d'expression et de nouvelles écritures avec les compositeurs de leur génération parmi lesquels Januibe Tejera et Juan Arroyo. Inventeurs puisqu'ils créent un instrumentarium qui prolonge l'accordéon pour multiplier les possibles sonores : ils possèdent notamment deux accordéons à quarts-de-ton, premiers instruments de ce type en France qui révolutionnent le paysage musical contemporain (réalisé en collaboration avec Philippe Imbert, facteur d’accordéons).
Augmentation des instruments, accordéon microtonal, électronique, spatialisation, ils engagent toute leur énergie créatrice pour que le public expérimente le domaine sonore : ils transforment leurs concerts en de véritables expériences acoustiques musicales. En revisitant également certaines musiques du passé, ils apportent une écoute renouvelée aux créations qu’ils suscitent. En outre, ils n'hésitent pas à investir des lieux atypiques pour réaliser ce qu'ils appellent des "mises en musique" et ils croisent leur travail avec d'autres Arts : danse, arts visuels, performance... Dans la lignée des pionniers Hugo Noth et Teodoro Anzellotti qui ont été leurs professeurs, ils sont coutumiers des grandes scènes et se sont produits avec des ensembles de renom (Ensemble Intercontemporain, 2e2m, Ensemble Modern, IRCAM, Festival Manifeste, Festival Messiaen...) : cette excellence et cet engagement leur valent le soutien du Mécénat Musical Société Générale.


Jean-Michel Bardez est titulaire de prix du CNSM de Paris dans les classes de Françoise. Lengelé, Georges. Hugon, Bernard. de Crépy, Roger. Boutry, Claude. Ballif, Olivier. Messiaen, Betsy. Jolas, Serge Nigg, and Michel. Philippot  ainsi que d’un Doctorat en Littérature comparée (Université de Paris X), après des études en classe préparatoire et de piano. Jean Michel Bardez a été président-fondateur de l’Adem-Art, est président de la Société Française d’Analyse Musicale (de 1992 à 2014 et vice-président depuis 2014) et enseigne l’écriture-analyse-composition au Conservatoire Hector Berlioz (Paris) où il est également Conseiller aux Etudes.
Son parcours et sa formation pluridisciplinaires font de lui une figure atypique de la vie musicale et musicologique : de l’activité de compositeur (pièces pour orchestre, piano, ensembles, voix, orgue etc. - éd. Schott-Frères, Agenda, H. Lemoine…) à l’improvisation – piano (éd. Ready Made) et orgue, au dessin, à la peinture, il mène aussi une activité de recherche (contribution à la réalisation d’une vingtaine de congrès et colloques internationaux), d’édition (trois livres sur le XVIIIe siècle, une cinquantaine d’ouvrages pédagogiques (publiés aux éditions Rideau-Rouge, Chappell, A. Leduc, Ricordi, Amphion, Choudens, Warner, Musicom, Carish, H. Lemoine…), de multiples articles, préfaces, émissions, une Collection de partitions commune à six éditeurs (Carrousel) une collection Internet (éd. J. Davoust), plusieurs collections de livres et de partitions (Pensée Musicale, Musique/Pédagogie, Patrimoine…), d’autres, en collaboration, avec A. Riotte (éd. Main d’œuvre) et, plus récemment, avec Jean-Jacques Nattiez, Moreno Andreatta (en partenariat avec l’Ircam) Gianfranco Vinay, Damien Mahiet, Dominique Van Egroo (éd. Delatour-France). Editeur de l’oeuvre du compositeur N. Obouhow (aux éd. H. Lemoine…). Membre du comité éditorial de la revue Analyse Musicale, puis, de la revue Musurgia et de la revue Internet Musimediane, il est également impliqué (aux éditions Delatour) dans le développement d’une collection à vocation interdisciplinaire (arts visuels et sonores) : Musique/Transversales, avec Jean-Marc Chouvel.



Pascale Criton  Wander step (2017)
Œuvre en cours… présentation des premiers matériaux sonores tirés de l'exploration vibrante des accordéons microtonals XAMP.

Régis Campo  Licht ! Un hommage à Gérard Grisey (2017)
«  La Musique creuse le ciel  » Charles Baudelaire
 … un shō japonais, comme une respiration  … courte pièce basée sur la respiration de deux aitake, accords traditionnels du shō, tissant une harmonie à la fois étonnamment transparente, lumineuse, et extrêmement dense et concentrée, par l'utilisation de registres microtonals.
Jean-Étienne Sotty et Fanny Vicens, accordéon

Davor Branimir Vincze Copy-Paste (2015)
Tirée du concerto pour accordéon microtonal et orchestre "Plagiat" du même compositeur, Copy-Paste reprend les éléments de la partie soliste pour l'accordéon microtonal et des éléments de la partie orchestrale pour l'accordéon classique. Tel que le titre "Plagiat" l'indique, l'œuvre est écrite comme un tissage d'éléments musicaux empruntés au grandes pages orchestrales de Gustave Mahler, à la musique balkanique, à la pop music au tango de Astor Piazzolla, à la musique contemporaine... La forme rhapsodique expose un accordéon microtonal virtuose et festif, lentement rattrapé par l'accordéon classique vecteur de noirceur et d'épouvante.
Jean-Étienne Sotty et Fanny Vicens, accordéon

Bastien David  On-Off (2016)
L’accordéon microtonal XAMP rend possible, par un travail d’une extrême précision sur le timbre, la création de sons inouïs.
L’accordéon est un instrument dépourvu de toute résonance naturelle. J’ai souhaité utiliser cette qualité sonore en tant que sujet. En considérant les touches des accordéons comme des interrupteurs, laissant ou non passer le son, j’ai cherché à me rapprocher du langage informatique binaire. 1 signifiant l’ouverture, 0 la fermeture. L’écriture de la pièce est en partie basée sur l’action de retirer mécaniquement ses doigts des claviers. Ce même geste, extrêmement ralenti, permet de jouer avec l’instabilité des positions intermédiaires, tel un interrupteur à demi enclenché faisant entendre les grésillements du courant électrique. L’articulation du silence colore les notes à travers leurs extinctions.
Jean-Étienne Sotty et Fanny Vicens, accordéon

Victor Ibarra  Estudio del Trazo (2015)
Victor Ibarra tire son inspiration d'une idée picturale, comme souvent dans ses œuvres. Entre les deux accordéons, il trace une ligne imaginaire qui se déploie dans l'espace, variant la finesse, la fluidité ou la texture du trait.
Jean-Étienne Sotty et Fanny Vicens, accordéon

Quadratures - Improvisations
Jean-Michel Bardez, piano et Jean-Marc Chouvel, clarinette

Improvisation
Les participants des rencontres




La Beaudelie - Vendredi 28 juillet 2017 - 20h30
« Gent qu'espleitas »

Jan dau Melhau
Marianne Tixeuil et Frédéric Chabalier, guitare


Jan dau Melhau (en français Jean du Melhau, nom de la terre familiale où l'on cultivait des céréales) est né en 1948 à Limoges.
Il est une des têtes d'affiche de la chanson occitane des années 1970. Mais sa « limousinité », c'est-à-dire sa manière de voir les choses, la nature, les bêtes, les hommes et la mort en fait un chanteur très original.
Auteur et éditeur des belles lettres occitanes limousines (comme Marcelle Delpastre ou Paul-Louis Grenier), il s'intéresse surtout à la beauté de la langue occitane, à sa force littéraire. Sa démarche n'a jamais été de faire du folklore au sens généralement admis du terme, ni de chanter devant un plein Zénith, mais plutôt de chercher au plus profond de la langue limousine toute sa finesse, tous ses mystères.
Dans les années 1970, Jan dau Melhau est objecteur de conscience et doit alors comparaître devant le tribunal de Limoges. Un comité de soutien populaire s'organise dans la région autour du jeune chanteur et écrivain occitan. C'est également dans les années 1970 que Jan dau Melhau, qui a auparavant étudié les sciences politiques et la philosophie à Toulouse, fait son retour à la terre. Il s'installe dans les environs de Meuzac, en Haute-Vienne, où il a des origines familiales.
Il continue aujourd'hui d'œuvrer pour le Limousin avec sa maison d'édition Lo Chamin de Sent Jaume (le Chemin de Saint-Jacques) à Meuzac, avec ses propres écrits ainsi qu'avec ses spectacles de contes et de chansons. Il est également cofondateur, avec Micheu Chapduelh (Michel Chadeuil), de la revue limousino-périgourdine Lo leberaubre.
Par ailleurs son œuvre ainsi que les textes qu'il édite sont très souvent illustrés par l'artiste et occitaniste limougeaud Jean-Marc Siméonin.



Jan dau Melhau chantera dix-sept de ses chansons écrites entre 1974 et 1986, nombre d'entre elles n'ayant jamais été chantées en public, sous le titre de «Gent qu'espleitas »portraits de gens ou... d'accessoires. Comme lors de son précédent spectacle de 2014, « Au naissent d'un trobaire: las prumieras chançons 1972-74 ), i! sera accompagné à la guitare par Marianne Tixeuil et Frédéric Chabalier.



La Beaudelie - Mercredi 2 août 2017 - 20h30
Danser sur un volcan

Jérémie Favreau, piano

Jérémie Favrea
u a étudié au Conservatoire de Paris, où il a reçu le prix ​​de la Ville de Paris. Il a également obtenu une maîtrise en philosophie ainsi que des diplômes en littérature et musicologie à l'Université de La Sorbonne. Après avoir déménagé en Californie, il a obtenu une maîtrise en interprétation pianistique de l'Université de Californie, Irvine. Il a donné des concerts en Californie, en France, en Autriche, Hongrie, Italie et Bulgarie, y compris au Musée Debussy de Saint-Germain-en-Laye, la Maison de naissance de Haydn à Rohrau et à Theresienstadt.
Il a défendu la musique française dans des récitals et des conférences dédiés à la musique de chambre de Poulenc, aux mélodies de Berlioz, Debussy et Fauré, ainsi que de Canteloube, avec orchestre. Il a également collaboré avec le baryton Robin Buck pour explorer le répertoire des mélodrames anglais, français et allemand du 19ème et du 20ème siècle, et pour inspirer la création de nouvelles œuvres dans ce genre rare, associant poésie et musique. Il a joué avec le compositeur et flûtiste Ivan Bellocq dans des concerts en Belgique, en France et en Californie. Ils ont réalisé le projet Nice L.A.scape pour lequel ils ont reçu une subvention de l'association Temp'ora. Le concert à Versailles a été diffusé par la Radio nationale française, France Musique. Il a récemment créé "Islande", pour piano solo, d'Ivan Bellocq, qui a dédié la pièce à M. Favreau, ainsi que des pièces de Jean-Christophe Frionnet, Didier-Marc Garin et Rufat Khalikov, à Orléans et Bordeaux, en France, ainsi qu'à Sofia, en Bulgarie. En 2014, il a donné une lecture-récital sur Proust et la Musique, à UCLA, avec le violoniste Prof. Guillaume Sutre, invité par l'écrivain Prof. Laure Murat, projet qui a reçu un UCLA Herb Alpert School of Music Nelson Fund. En août 2015, il a donné un récital-récit sur la découverte de la Californie, Mythique Californie, avec Roula Safar, mezzosoprano, guitare et percussions. En décembre 2016, il a donné un concert de pièces à quatre mains commémorant le centenaire de la première guerre mondiale au Donald R. Wright auditorium à Pasadena, Californie - en compagnie du pianiste et chef d'orchestre Lorenzo Marasso. En mai 2017, il donnait le concert "Danser sur un Volcan" , invité par la série Sound and Fury, à Los Angeles, Californie.


Patrick Defossez Matin Calme I
Molto rubato, calmo, non mesurato e lento
Patrick Defossez Matin Calme II

Francis Poulenc Valse-Improvisation sur le nom de Bach, à Vladimir Horowitz
Allegro vivace
Jean-Marc Chouvel Trois épigrammes mathématiques
Tangentes, à Christophe Frionnet
Ratio (hommage à Jean-Philippe Rameau)
Topologie (hommage à Jean-Sébastien Bach)

Ivan Bellocq Islande
I Lave, à Martine Gagnepain.
II Glace, à Jérémie Favreau.  
III Faille

Christophe Frionnet  Trois scènes nocturnes à Agnès Le Batteux

Christophe Frionnet
Le Dit de la nuit, op.44 n°1 
piu lento possibile
Christophe Frionnet Barcarolle à Louise Logereau, Op. 46

Paul Hindemith 
1922 Suite pour piano solo, Op. 26
I Marsch 
II Shimmy 
III Nachtstück 
IV Boston 
V Ragtime.
Patrick Defossez Matin Calme X
Les rencontres de la tour de guet - 2ème édition
L’expérience musicale
Improvisation et répertoire aujourd’hui

La Beaudelie - du 14 au 16 juillet 2016


La musique, dès lors qu’elle s’efforce d’être créative, est le fruit d’une expérience. C’est ce qu’elle se propose à elle-même, et c’est aussi ce qu’elle propose à ses auditeurs. Et cela est vrai dans toutes les acceptions du mot expérience. Car si la musique est tributaire, presque au sens scientifique, des essais qu’elle pratique à partir de ses théories, elle est aussi redevable d’un long apprentissage, qui touche l’usage de ses instruments autant que celui du monde et de la vie.
C’est cet équilibre complexe et délicat que ce colloque se propose de mettre en avant, en essayant de comprendre l’articulation entre ces deux extrêmes que sont l’improvisation, moment privilégié de l’aventure musicale, et le répertoire, moment de condensation d’une connaissance en vue de sa transmission.
Les musiques « expérimentales », dès le milieu du vingtième siècle, ont fait appel à de nombreux outils, en particulier électroniques ou informatiques, et de nombreuses explorations instrumentales, dont la pérennité n’est pas toujours évidente dans le temps, et dont l’aura ne dépasse guère parfois les murs du laboratoire. D’autre part elles ont mis en avant des modes de jeu, des interfaces, pour lesquelles la formation n’est pas assurée comme peut l’être celle des instruments traditionnels et classiques. La notation même des œuvres peut s’avérer problématique, impliquant un autre type de rapport entre l’interprète, parfois exclusif, de l’œuvre et le compositeur, à l’affût d’une authenticité de l’idiome musical que l’écriture traditionnelle ne lui permet plus d’appréhender.
Les générations futures pourraient rencontrer quand elles s’intéresseront à ce répertoire foisonnant, des difficultés que les témoignages pourtant précieux que sont les enregistrements ne seront pas à même de résoudre. Il est sans doute temps de réfléchir à la dimension patrimoniale d’un répertoire essentiel à son époque mais fragile dans sa conservation et dans sa transmission.  Ces rencontres permettront de faire dialoguer des créateurs, des interprètes et des chercheurs pour essayer de mieux comprendre comment se forge l’inouï.

Le programme de chaque journée s’établit en trois moments également essentiels : la matinée est libre pour des ateliers ou des répétitions, l’après midi est consacrée aux communications et aux tables rondes, la soirée est réservée aux concerts. Tous les moments des rencontres sont accessibles au public.


Programme télécharger pdf


Jeudi 14 juillet 2016
L’expérience musicale à l’heure de l’électroacoustique

14h00 – 14h30     Ouverture du colloque

14h30 – 15h15     Pierre Couprie
Conférence introductive

15h45 – 17h30    Laurence Bouckaert  – Hugues Genevois
Serendipité

17h30 – 18h00    Table ronde
L’apport de l’électroacoustique dans l’expérience de la musique

20h00 – Concert
Moon Module
Laurence Bouckaert, Karlax – Hugues Genevois, guitare électrique
improvisations avec les participants du colloque


Vendredi 15 juillet 2016
Écriture et improvisation


09h00 – 12h00    Atelier d’improvisation vocale avec Gino Sitson (Pierre-Eugène Sitchet)

14h00 – 14h45    Jean-Marc Chouvel
L’improvisation et l’écriture : miroir de l’expérience musicale

14h45 – 15h30    Marina Maluli
Projections et prédictions dans l’improvisation musicale notée

15h30 – 16h00    Pause   

16h00 – 17h30    Pascale Criton
Variables, diagrammes, processus : à propos de Chaoscaccia
            Deborah Walker
Chaoscaccia : jouer le présent, entre conscience formelle et mémoire du corps

17h30 – 18h00    Table ronde
Qu’est-ce que l’improvisation modifie dans la composition ?

20h00 – Concert
Seven Haïku (1952) – Variation IV (1963)  John Cage
November 1952 Earl Brown
Marina Maluli, Piano
Chaoscaccia Pascale Criton / Deborah Walker
pour violoncelle (accordé en 1/16e de ton)  17’
Deborah Walker, violoncelle
Occam VIII (2013)
Éliane Radigue, compositrice – Deborah Walker, violoncelle
improvisations avec les participants du colloque



Samedi 16 juillet 2016
Tradition Improvisation Écriture


09h00 – 12h00    Atelier d’improvisation vocale avec Gino Sitson (Pierre-Eugène Sitchet)

14h00 – 14h45    Mondher Ayari
Analyse cognitive de l’œuvre de Mounir Baschir

14h45 – 15h30    Jan dau Melhau
Troubadour contemporain

15h30 – 16h00    Pause   

16h00 – 16h45    Pierre-Eugène Sitchet
L’improvisation, acte poïétique et élément fondamental dans la « lokans »

16h45 – 17h30    Nicolas Jacquot – Ahmed Amine Ben Fguira
Autour de Solomon (2016), pour úd et live-computer : restrictions de l’écriture & inductions du jeu
 
17h30 – 18h00    Table ronde

20h00 – Concert  de clôture
Solomon (2016), pour úd & live-computer
Nicolas Jacquot live computer – Ahmed Amine Ben Fguira, úd
Gino Sitson, vocaliste
improvisations avec les participants du colloque



Festival découvertes cinématographiques

Trois films d’Erika Haglund et Benjamin Serero.
Rencontre avec Eric Pellet autour de son film Passion(s)


Jeudi 28 juillet 2016
ouverture du festival. Séance à 20h30

Vendredi 29 juillet 2016
Séances à 17h00 et 20h30

Samedi 30 juillet 2016
Séances à 16h00 et 20h30 — clôture


Programmation Philippe Chapuis

PROGRAMME

 

Jeudi 28 juillet 2016
Ouverture

20h30  Film surprise (2015)

 

Vendredi 29 juillet 2016

16h00 : Guibert Cinéma d’Anthony Doncque. 55 min.




17h10 : Le projet Passion(s) d’Eric Pellet, 60 min.

Rencontre avec le réalisateur.


Fragments filmiques autour de PASSION(S)
 
La Passion du titre renvoie à la Passion selon Saint-Matthieu, l’œuvre de Jean-Sébastien Bach. Elle est le socle commun sur lequel s’est échafaudé le spectacle vivant intitulé Passion(s), projet à plusieurs voix, celles de chorégraphes ou danseurs, de metteurs en scène ou de cinéastes.  
Neuf artistes  se sont réunis par affinités électives, tous porteurs d’une écriture singulière. On y retrouve Maguy Marin, Ulises Alvarez, Florence Girardon, Cécile Laloy, Pierre Pontvianne, Ennio Sammarco, David Mambouch, Philippe Vincent et Eric Pellet. 
Voici pour ma part quelques agrégats montés ayant jalonnés la recherche menée pour ce projet Passion(s). 
J’aborde l’œuvre de Bach en la travaillant comme une matière vivante, fascinante, obsessionnelle. Moins que l’illustration biographique ou le récit, l’enjeu est de tenter d’atteindre une vérité, une poétique des corps mystiques. Danser sur le corps mort du Christ, une affirmation impérieuse de la vie.



Eric Pellet est artiste et réalisateur. 
Il crée des formes expérimentales de documentaire, d’essai, de poème, en interaction avec la danse, la littérature et la poésie contemporaine, la création sonore, le cinéma, les arts plastiques, et situe son travail d’artiste à la charnière entre le cinéma de recherche et l’art contemporain. Il tourne, monte, sonorise et mixe une quinzaine de films de commande. Il réalise une vingtaine de films plus personnels dont : Le désastre ne figure pas dans l’image, Livre des morts, Admosh, Ce qui reste, noirDécran, Le premier jour, Kaunas, Lituanie… 
 


21h00 Ex-Machina d'Alex Garland. Grande Bretagne, 2012.

 

Samedi 30 juillet 2016

 

16h00 Ces enfants sur mon chemin Erika Haglund. 49 min.

rencontre avec la réalisatrice.




Elana, Mathis, Camille et Ulysse  font partie de  la  classe arc-en-ciel. Entre douleur  et douceur,  la  réalisatrice  nous  fait  découvrir  des  enfants  différents,  déficients intellectuels. Pour eux, chaque apprentissage est une montagne, une lutte entre soi et les  autres,  entre  soi  et  soi.  Mais  parfois,  leur  corps  d'enfant  se  laisse  aller,  sur  un trapèze de cirque ou relâchés sur la croupe d’un cheval, ils s’abandonnent et un autre rapport au monde s’installe.



« Le beau plan d’ouverture de Ces Enfants sur mon chemin est peut-être celui qui exprime le mieux la démarche d’Erika Haglund. L’enfant filmé frontalement s’adresse à la caméra et un dialogue d’égal à égal s’engage autour de l’épi de maïs qu’il offre à son interlocutrice « pour son dîner ». Muni du casque d’écoute qui l’intriguait, il rejoint un groupe d’enfants en entraînant la caméra derrière lui – grâce à ce fil qui le relie à elle, et à nous spectateurs qui allons ainsi pénétrer son univers. 
Le film s’organise ensuite en un agencement remarquable de « moments » (leçon de calcul, travaux manuels, éveil musical...) qui, tous, révèlent à la fois la personnalité des enfants présents et, au-delà, les enjeux de l’apprentissage de la vie sociale. À l’opposé du discours pondéré, modéré, pesé des adultes, la parole des enfants est franche, directe, parfois brutale. Comme le dit sans détours la petite Camille : « Des fois y a des enfants qui disent à la récré : T’as un handicap, t’as un handicap... Et puis moi j’ai dit non, j’ai pas d’handicap ».  La classe « arc en ciel » rappelle de manière plus frappante que dans d’autres classes, qu’apprendre, c’est d’abord apprendre à vivre avec les autres.


Le philosophe Emmanuel Levinas parlait d’épiphanie du visage pour évoquer l’idée que l’altérité d’une personne est irréductible à la possession comme à la connaissance. Je ne peux posséder autrui ni l’enfermer dans les catégories de mon discours. Autrui n’est jamais seulement : un enfant, un écolier, un handicapé, etc. Il est au-delà de tout cela. Le film, et ce n’est pas son moindre mérite, fait sienne cette idée et redonne son sens à l’acte fondateur du cinéma : montrer. Or montrer n’est ni expliquer, ni interpréter, ni juger. Il s’agit simplement d’entrer en relation avec autrui par son visage, de faire partager pendant un temps, quelques fragments de sa vie, de son temps, de son altérité. Rien de plus, mais rien de moins. »
                 
Philippe Chapuis. 


17h30 Le moindre centime de Benjamin Serero et Erika Haglund. 80 min.

Rencontre avec les auteurs



Liliane. Sandrine et Wilfried. Elodie. Hadou. Des visages, des voix. Des portraits. Dans le bureau de l’assistante sociale, ils posent sur la table une facture impayée, une demande  de  bons  alimentaires.  Par  bribes,  ils  racontent  à  voix  nue  leur  pauvreté discrète et méconnue. Martine, l’assistante sociale, toute à l’écoute, les aide à ne pas lâcher  prise.  Concrètement,  elle  cherche  avec  stratégie  tous  les  leviers  possibles  de l’aide sociale. Au fil d’une année, nous les retrouvons régulièrement. Nous les suivons dans leur rendez-vous, mais aussi, peu à peu, dans les à côtés de la vie : au travail, au sport des enfants, au cours de conduite…  Les saisons passent, les langues se délient, et eux luttent au jour le jour pour leur survie. Jusqu’à quand ? 




21h00 Isabelle en forêt Erika Haglund. 30 min


Imprévisible et pleine d’humour, Isabelle a la cinquantaine. Elle boîte légèrement et cherche du travail. Au lieu d’en trouver, elle choisit de se perdre en forêt. Une rencontre, un repas, une manif… Isabelle reprend pied.




ERIKA HAGLUND 
Formée à la Fémis, Erika Haglund est à la fois monteuse et réalisatrice. Elle a écrit et réalisé plusieurs courts métrages : La mer à boire (2001), Tarte aux pommes (2002), Margarita (2005), Isabelle en forêt (2013), ainsi que deux films documentaires : Le moindre  centime  (2012),    qui  fait  le  portrait  de  familles  en  situation  de  grande précarité et Ces enfants sur mon chemin (2015). 
Une  partie  de  son  activité  est  par  ailleurs  consacrée  à  des  actions  d’éducation  à l’image,  travail d’ateliers qui nourrit  son  activité  créatrice.  Actuellement, Erika  écrit son premier long-métrage et développe un nouveau projet documentaire.
 
BENJAMIN SERERO
Formé à la FEMIS en département image, Benjamin Serero a d’abord travaillé en tant qu’assistant  opérateur  sur  des  longs  métrages,  notamment  avec  Mariana  Otero  et Nicolas Philibert puis comme chef opérateur en fiction et en documentaire. Benjamin  Serero  alterne  un  travail  en  documentaire  et  en  fiction,  tout  en  animant régulièrement des ateliers de réalisation auprès de publics ciblés (scolaires, détenus, demandeurs d’emploi), rencontres qui nourrissent ses propres projets.
Filmographie  sélective :  La  Retraite  (2003),  En  France  (Cinéma  du  Réel,  2007),  Le Refrain, 2011, Salinger est mort, 2015, Portraits au jardin, 2016. 


21h30 Film surprise (2010) 120 min.




Récital de Piano
Lundi 1er août – 20h30

Julien Hanck

PROGRAMME


Jean-Sébastien Bach (1685-1750)
Suite Anglaise en la mineur n°2, BWV 807       

Ludwig Van Beethoven (1770-1827)
Sonate en mi mineur n°27, opus 90             

Franz Schubert (1797-1828)
Sonate en sol majeur D. 894 « Fantaisie »       

Julien Hanck, piano

Jean-Sébastien Bach (1685-1750)

Suite Anglaise en la mineur n°2, BWV 807        
Composition : 1715-1720, à Köthen
Première édition : 1805-13, Leipzig
C.F. Peters (ed. Forkel)

i. Prélude
ii. Allemande
iii. Courante
iv. Sarabande
v. Bourrée 1 & 2
vi. Gigue

À l’évidence, on ne trouve quasiment aucun trait anglais dans les 6 Suites Anglaises de Bach. Ces dernières ne sont en réalité qu’un second livre – certes, plus difficile – de suites françaises. Elles en partagent le format, la structure globale (à une seule différence : les suites anglaises sont systématiquement précédées d’un prélude, souvent des concertos à l’italienne en miniature, ce qui n’est pas le cas de leurs sœurs « françaises ») et dans une certaine mesure, la place dans le répertoire pour clavier. Découpées en plusieurs parties (généralement 6), on retrouve les fameuses danses importées de France : l’allemande, la courante, la sarabande et la gigue, avec parfois quelques pièces facultatives (la bourrée, notamment). La Suite Anglaise en la mineur se démarque par l’extrême bravoure de ses éléments extrêmaux.


Ludwig Van Beethoven (1770-1827)

Sonate en mi mineur n°27, opus 90           
Composition : 1814
Dédicace : Comte Moritz Lichnowsky
Première édition : juin 1815

i. Mit Lebhaftigkeit und durchaus mit Empfindung und Ausdruck – (Avec vivacité et d'un bout à  l'autre avec sentiment et expression)
ii. Nicht zu geschwind und sehr singbar vorzutragen – (À jouer sans trop de vélocité et très chantant)


Sœur de la Sonate D. 566 en mi mineur de Schubert (qui lui est cependant postérieure), cette sonate, à l’instar de l’Opus 111, ne compte que deux mouvements. Thème solennel forçant l'aveu, commémoration pleine de largesse virile, climat automnal... écoutez cette 27ème sonate, souvent délaissée par les pianistes au profit d’œuvres plus clinquantes ! Loin de la démesure de ses voisines, le premier mouvement « avec sentiment et expression » ne s’étend que sur quelques pages à peine, les développements sont admirablement condensés, autorisant de forts gradients dynamiques et la juxtaposition de techniques très différentes (grands accords, traits rapides, notes répétées, longue ligne de doubles croches). Le deuxième mouvement force le ravissement : grande rêverie de mi majeur, seulement quelques rares modulations, comme un amour adolescent. C’est Beethoven chantre de la nature qui s’exprime dans ces quelques pages, éminemment pastorales.


Franz Schubert (1797-1828)

Sonate en sol majeur D. 894 « Fantaisie » (n°18)   
Composition : octobre 1826
Dédicace : Josef von Spaun   
Première édition : avril 1827
(Tobias Haslinger sous le titre
de « Fantaisie ou Sonate »)

i. Molto moderato e cantabile
ii. Andante
iii. Menuetto : allegro moderato
iv. Allegretto


Composée en 1826, la Sonate en sol majeur D. 894 est souvent considérée comme l’aboutissement des recherches réalisées dans la trilogie des sonates de 1825 (qui compte notamment « L’inachevée » D. 840 en do majeur). Robert Schumann estime qu’elle est « quant à l’esprit et à la forme, la plus parfaite » des sonates de 1825-1826. Cette fantaisie dans laquelle s’exprime le plus pur Schubert est nourrie de l’intense monde intérieur du compositeur. Solidement  charpentée en quatre moments d’une grande cohérence, elle participe d’une esthétique nouvelle qui avait pour dessein d’éterniser l’instant, de le faire atteindre au cosmique.

Dans le premier mouvement, Molto moderato e cantabile, qui repose sur une mesure à 12/8 (inhabituelle pour un premier mouvement), un motif ascendant s’échappe du statisme ambiant (des accords répétés) avant de retomber. Plusieurs tentatives seront nécessaires pour qu’en surgisse l’inlassable mélopée : grande ligne mélodique fluide qui se déroule (doubles-croches de la main droite) sur un tapis d’accord (à la main gauche), avec un mouvement cyclique qui toujours se résorbe sur la pointe des pieds (notes piquées « staccato » des fins de phrases).

Le second mouvement Andante plane sur des harmonies tendres, avant de culminer en une mystérieuse apothéose de si mineur. À l’écoute, l’on pourrait croire à un Thème et Variations. Ce n’en est pas un ; deux thèmes dialoguent dans ce mouvement, ou plutôt deux gestes, repris en alternance et à chaque fois variés : le premier (ré majeur) est une longue phrase horizontale, respirant au rythme du pianiste, sans jamais s’épuiser ; le second, plus frontal (si mineur), est construit sur un motif d’octaves qui semblent ricocher, dans les aigus puis dans les graves. Un très court Menuetto tient lieu de Scherzo. Le motif de notes répétées du premier mouvement s’en trouve comme parodié – par moment martelé dans les basses, puis dilué dans les aigus.

L’Allegretto conclusif, vif et capricieux, revient à la simplicité de thèmes plus populaires. Faisant appel à des techniques très différenciées (grands écartements, gammes de tierces, et de très nombreux sauts), c’est certainement le sommet expressif de cette sonate. Longue (10 minutes en un bloc sans reprises et sans accalmie) et contrastée, si gageure technique il y a dans Schubert, c’est sans doute dans cette sonate qu’elle s’exprime de la manière la plus tangible.



Julien Hanck, piano

Âgé de vingt-un ans, Julien Hanck suit un parcours atypique. Ce n’est qu’après ses classes préparatoires en mathématiques au lycée Louis-le-Grand qu’il se tourne plus sérieusement vers la musique. Son goût prononcé pour l’écriture le porte naturellement vers le journalisme musical, activité qu’il exerce depuis un an pour la revue anglaise Bachtrack. Parallèlement à ses études d'ingénieur et à son activité au sein de l'association "Le Cercle des Mélomanes", dont il est le fondateur et le président depuis quatre ans, il joue régulièrement en soliste, explorant les univers variés du répertoire pianistique. Il est récemment pianiste invité de l’ensemble Les Déconcertants et assure, à Paris, la recréation française du Concerto pour piano et cordes d’Alfred Schnittke. Musicien ouvert et curieux, la musique de chambre occupe également une place importante dans sa vie musicale, il est ainsi porté à en aborder tous les types de formation, du duo au quintette.


Conférence - récital
Mythique Californie
Voyage onirique en musique
 
Jérémie Favreau Pianiste conférencier
Roula Safar Mezzo-soprano, guitare et percussions

La Beaudelie - lundi 8 août 2016 - 20h30

La Californie se vit comme un mythe tout entier tourné vers l’avenir, loin de notre enracinement européen dans le passé. Comment, moi, Européen vivant en Californie depuis 8 ans, puis-je comprendre ce trait remarquable du pays d’Hollywood, du bodybuilding, des paysages de rêves? Bien évidemment en l’enracinant dans le passé, celui de l’Amérique, qui vient largement d’Europe… (la Californie a une histoire récente. Jusqu’en 15.., elle vivait dans la préhistoire… mais pas ses habitants européens!)

Une concomitance remarquable me frappa dans mon cheminement: en 1453, les croisés chrétiens perdent Constantinople, tandis qu’en 1492 Christophe Colomb en route pour les Indes découvre l’Amérique. Alors que l’Europe chrétienne perdait à l’Est face aux Turcs musulmans, elle se prit à regarder vers l’Ouest, à rêver toujours plus à l’Ouest, tournant le dos à l’Orient qui la faisait rêver au moins depuis les croisades et Marco Polo. Mouvement qui résonne étrangement avec l’actualité d’aujourd’hui…

Puis deux découvertes : la Californie fut le nom d’une île mythique, inventée pour un roman de fiction, avant d’être une réalite! Puis, au cours d’un voyage à Santa Fe, au Nouveau-Mexique, une nouvelle confirmation de mes intuitions: la plus vieille Eglise des Etats-Unis, du temps de la Californie espagnole, couvrant alors un vaste territoire, renferme une cloche coulée en Espagne en 1356, du temps des combats contre les Maures,  ayant sonné la victoire des chrétiens, et amenée dans le Nouveau Monde pour célébrer la Sainte Foi – Santa Fe en espagnol…  Il y a donc bien un lien entre les croisades, la confrontation Europe-Orient et son report vers l’Ouest, à partir de la conquête de l’Amérique.

Enfin une rencontre: Roula Safar, chanteuse, guitariste, percussionniste d’origine libanaise, grande voyageuse, connaissant de nombreuses langues orientales, anciennes et modernes, chantant, mettant en musique des textes et des musiques anciennes et modernes, occidentales et orientales, … intéressée par mes observations… d’où l’idée d’en faire un récital-conférence, ou plutôt une conf-errance musicale, mélange de réflexions et de musiques diverses, un voyage… Roula, par sa connaissance d’hymnes sacrés de tous horizons, par son nomadisme entre divers mondes, nous a permis de rêver en musique cette fascination pour le Nouveau Monde mêlée d’un désir de se l’approprier par la conquête et la conversion aux valeurs européennes, d’en saisir la dimension sacrée, la profondeur immémoriale.

D’où un programme en forme d’errance. La confrontation de l’Europe avec une terre inconnue, ma collaboration – moi francais enraciné depuis des générations dans la glèbe française – avec Roula la voyageuse. Et un programme subjectif, arbitraire, rêvant aux destins des civilisations, à partir d’œuvres de prédilection, européennes et orientales, avec une pointe de baroque hispano-americain aux textes en langue incas ou aztèques…




Poésie
Jan dau Melhau dit Marcelle Delpastre
 
La Beaudelie - jeudi 11 août 2016 - 20h30


Après une présentation de l'auteure et de son œuvre, de Marcelle Delpastre, poète et paysanne, poète de toute première importance, Jan dau Melhau, son éditeur et ami, lira un de ses longs poème de la fin en français,et un choix de psaumes en occitan.


Marcelle Delpastre est née à Germont de Chamberet le 2 septembre 1925. Études secondaires puis un an d’Arts déco, et retour à la ferme familiale qu’elle fait valoir jusqu’à la retraite. Œuvre poétique immense (ballades, psaumes, proses poétiques
 poèmes dramatiques, etc.) tant en occitan qu’en français ou dans: les deux langues mêlées.
Nouvelliste, d’un univers angoissant à l’érotisme cruel et ambigu. Ethnographe exigeante (nombreux recueils de contes et proverbes : Bestiari lemosin, Lo Libre de l’erba e daus aubres, etc.) et ethnologue: inspirée (Le Tombeau des ancêtres, Le Bourgeois et le paysan. etc.), mémorialiste méticuleuse de ce qu’elle percevait comme la fin de la civilisation paysanne (sept gros volumes de souvenirs, des Chemins creux â La Fin de la fable) et chroniqueuse incisive (des colonnes du Courrier du Centre dans les années 1950 à celles du Populaire du Centre dans les années 1980).
Marcelle Delpastre est décédée â Germont le 6 février 1998.

Jan dau Melhau est né en 1948 à Limoges. Écrivain de langue occitane à géométrie variable (roman, nouvelles, contes, poèmes, épigrammes, aphorismes, recueils de chansons, de prières ou de proverbes, almanachs, etc. ) et éditeur (Lo chamin de Sent Jaume), il est avant tout homme: de spectacle : musicien. chanteur, conteur, diseur, et â ce titre, il propose les prestations les plus diverses, de la chanson traditionnelle à ses propres créations, du récit mythique â ses contes absurdes, de la poésie des troubadours â celle de Marcelle Delpastre dont il fut l’ami et qu’elle institua son héritier.



JAN DAU MELHAU  : QUELQUES JALONS:
1972 : premières chansons (il en fera une bonne centaine, par périodes),  premiers spectacles.
Jusqu’en 1982, dix ans donc, avec son voisin et ami d’enfance, Serge Marot, ils formeront le groupe LOS D’A ROIER et animeront veillées, bals, noces, etc
1974 : vingt-et-une chansons pour enfants.
À partir de 1977, il commence son travail sur la musique romane du Limousin : troubadours, musique liturgique de Saint-Martial de Limoges.
Entre 1976 et 1991, il participe aux rencontres méditerranéennes de Marseille, Florence, Arles, Valencia, Saint-Jacques de Compostelle, Athènes, par ses spectacles et ses ateliers de vielle-à-roue ou de chant.
1984 : création de sa maison d’édition : Lo chamin de -sent- Jaume.
Auteur de théâtre : Cronicas per un vilatge mort (1981),  N’autres tanben la revolucion (1989), et adaptateur : La Crotz erbosa d’après Marcel Fournier (1995), Le Faussaire d’après Jean Blanzat avec Jean-Claude Bray (1998)
Entre 1992 et 1995, il travaille avec la danseuse flamande Nieke Swennen
Avec la troupe De tant de temps il crée plusieurs spectacles poétiques puisés dans l’œuvre de Marcelle Delpastre, notamment Lo Cocotin de l’argfuelh - La petite baie du houx (1999)
Autour de l’an 2000, pendant trois ou quatre ans, il écrit plusieurs spectacles pour l’agence Sirventes
2001 : la revue Auteurs en scène lui consacre un important numéro
À partir de 2004, il anime en Limousin des stages de chant traditionnel
Les principaux spectacles de chants de création de ces dernières années :: 2003 : Lo Diable es jos la porta
2006 : Mas si chantavas la vita
2011 : Jan dau Melhau chante Gaston Couté et Georges Brassens enoccitan 2014 : La velhada ; monologue théatral
2015 : Au naissent d’un trobaire ; las prumieras chançons: 1972-74


Suite de la disco-bibliographie : La Velhada (monologue théâtral) - Chas ilhs - 2014: Cinquanta Chançons De Brassens Reviradas Per Melhau - Lo chamin de sent Jaume 2014
Au Naissent D’un Trobaire ; las prumieras chançons 1972-74 - CD: Lo chamin de sent Jaume 2015
Dau Temps Que Passa (avec traduction française) avec douze gravures de Jean Estaque, Pavel Macek, Jan-Marc Simeonin et Marianne Tixeuil: Lo chamin de sent Jaume – 2015
Vint-Una Faulas Reviradas De Jan De La Font E Eimatjadas Per Simeonin 2016: La Velhada - CD - La Veillee (traduction) – 2016
JAN DAU MELHAU : DISCO-BIBLIOGRAPHIE DISPONIBLE: Los Dos Einocents - roman - Atots/Oc segur – 1978
Saumes Per ‘Na Sauma - poemas - Los d’a Roier – 1979
Lo Prumi Er Li Bre Dau Marçau - prosas - Lo Leberaubre – 1985
Permenada Au Pais De Las Cronicas - chançons popularias - avec traduction française - Lo chamin de sent Jaume – 1986
Journal D’un Pelerin, Vielleux Et Mendiant, Sur Le Chemin De Compostelle première édition Lo chamin de sent Jaume - 1990 ; 6ème Fédérop – 2013
Obras Completas (avec traduction française) – aphorismes, Lo chamin de sent Jaume – 1996
Contes Du Limousin - Albums du Père Castor, Flammarion – 1997
No El Nivard, Les Années Expressionnistes - Musée de l’Evêché – 1998
Je Me Souviens Limoges, Te’n Rapelas? (illustré par Jan-Marc Simeonin): Lo chamin de sent Jaume – 1999
Trois Contes - Nouvelle bibliothèque elzévirienne, Plein Chant – 2000
Marcelle Delpastre - Plein Chant n°71-72 - 2000 - réédition 2009
De L’Eime (avec traduction française) – aphorismes, Lo chamin de sent Jaume – 2001
Le Monument Delpastre De Marc Petit A Aixe-Sur-Vienne, Lo chamin de sent Jaume et Plein Chant – 2001
Au Rier-Lutz Dau Silenci (avec traduction française) - aphorismes: Lo chamin de sent Jaume – 2001
Lo Mite Dau Chastenh (bilingue) - avec un CD - L’ostal del libre – 2001.
Mon Dictionnaire ou Mais Qu’est-Ce Que Je Fous Dans Ce Merdier ? Chez l’auteur - 2002 - seconde édition 2005 : Gloria De La Mort (avec traduction française) - poème calligraphié: (avec la complicité de Marc Petit, sculptures et dessins, et de Jean-Marc Simeonin, aquarelles et gravures) - Plein Chant – 2002
Cronicas Dau Saubre-Viure (avec traduction française) chroniques radiophoniques - Lucien Souny – 2002
Lo Diable Es Jos La Porta - oratorio - CD - Lo chamin de sent Jaume et: IEO lemosin – 2003
Mas Vielhas (avec traduction française) - souvenirs - Lo chamin de sent Jaume
En Frances Oins La Revirada - libre de legir 2006 Lo chamin de sent Jaume – 2006
Zo D’axa L’endehors - Plein Chant n°81-82 – 2006
Mas Si Chantavas La Vita (avec traduction française) - chansons: livre : Lo chamin de sent Jaume – 2006

CD : La Voix des sirènes – 2008
D’un Vilatge - souvenirs - Lo chamin de Sent Jaume – 2008
Letra Au Darrier Pacan Dau Lemosin Si Non Es Desja Mort (avec traduction française) - Chez l’auteur – 2008
De L’ombra E Autres Titols (avec traduction française) - poèmes: Lo chamin de sent Jaume – 2008
Fau Las (avec traduction française) - fables illustrées par Simeonin: Lo chamin de Sent Jaume – 2009
En Desbotjar Las Chançons D’en Quauqu’un Temps - Lo chamin de sent Jaume – 2011
Bibliographismes - Bibliocencenadis - Dessins de Jeah-François Mathé légendés par Melhau - Lo chamin de Sent Jaume – 2011
Ma Lenga (avec traduction française) - Chez l’auteur – 2012
Jan Dau Melhau Chanta Gaston Coute En Occitan - CD: Lo chamin de sent Jaume et IEO lemosin – 2012
Sents (avec traduction française) - sur des gravures de Jan-Marc Simeonin: Lo chamin de sent Jaume – 2012
Lo Temps Que Fai (traduit d’Armand Robin) - Letras d’Oc – 2012

Pour en savoir plus :
Jan Dau Melhau, Poête Paysan-Paien - Auteurs en scène n°4 – 2001
Jan Dau Melhau in Portraits d’éditeurs en Limousin par Simon Vignaud: DVD Marge en tête - 2013:






Conte
Le Grand Parler Aurochs
ou l’épopée de la constellation du taureau
 
Clément Riot conteur

La Beaudelie - dimanche 21 août 2016 - 20h30

« Le Grand Parler du peuple Aurochs Ou l’épopée de la Constellation du Taureau » est à l’origine un oratorio profane pour narrateur et cobla (Musique de Roland Besson, créé pour le Festival Aujourd’hui musiques à Perpignan en novembre 2009, puis repris depuis sous le titre « L’Epopée de la Constellation du taureau ou le grand parler Aurochs » en version pour conteur et accordéon de concert (création en 2011 au Festival Visage de la Méditerranée, Prospective XXII,…).

Mythe apocryphe, inventé, reconstitué, mais néanmoins vraisemblable et fonctionnant comme, ou pouvant passer pour, un vrai. Mythe à la fois imaginé, créé ou découvert à partir d’éléments pratiquement tous préexistants traversant tout le bassin méditerranéen et les terres taurines, de la Crête à l’Ibérie, du Minotaure à Apis et au-delà, des bisons aux taureaux de combat ; c’est toute l’épopée tragique du peuple Aurochs qui, un jour refusa les sacrifices, qui nous est contée ici, par Clément Riot, en solo, à voix nue, avec une scénographie sobre de trois totems.





Concert
Musique improvisée

Atelier Temp'óra 2016
Jean-Marc CHOUVEL clarinette
Anne-Gabriel DEBAECKER live electronics
Patrick DEFOSSEZ piano
Philippe LAVAL guitare
Étienne ROLIN cor de basset - flûte bansuri

La Beaudelie - dimanche 28 août 2016 - 20h30







La tour de guet association loi 1901
60 impasse de la tour de guet
La Beaudelie – Le Saillant
19130 VOUTEZAC



Renseignements et inscriptions :
latourdeguet@free.fr

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